Torres impatient de jouer l’Atlético

Fernando Torres retrouvera enfin l’Atlético Madrid. Le 31 août prochain, El Niño affrontera son club formateur avec Chelsea lors de la Supercoupe d’Europe.

Le 31 août prochain est une date marquée en rouge dans le calendrier par Fernando Torres. En effet, à cette date, Chelsea – vainqueur de la Ligue des Champions – et l’Atlético Madrid – vainqueur de la Ligue Europa – s’affronteront pour le compte de la Supercoupe d’Espagne. Une rencontre différente pour l’attaquant espagnol, qui jouera face à son équipe de cœur.

« C’est un match spécial, sans doute le plus spécial de ma carrière. Il sera rempli d’émotions, je suis fou et impatient à l’idée de le jouer. Si on croit au destin, on peut maintenant comprendre et expliquer pourquoi j’ai été blessé à chaque fois que Liverpool affrontait l’Atlético Madrid quand je jouais chez les Reds. Affronter mon club formateur devait être différent : une finale européenne avec un titre en jeu. C’est pas mal, non ? ».

Chelsea ou l’Atlético Madrid succédera ainsi au Fc Barcelone au palmarès de la Supercoupe d’Espagne.

Fernando Torres finit sa saison en beauté

Après une campagne difficile, Fernando Torres finit sa saison en beauté : champion d’Angleterre et champion d’Europe avec Chelsea, champion d’Europe et Soulier d’Or avec l’Espagne.

Ce n’était pas gagné. Décrié, critiqué, voire insulté, Fernando Torres n’a pas vécu une saison facile. Lui-même l’a déclaré il y a quelques semaines dans les colonnes de AS. « Cette saison, j’ai senti des choses que je n’avais jamais senti. J’ai senti qu’on m’a traité d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas. (…) J’ai passé de très mauvais moments. Les pires de ma carrière. Et je ne veux pas les revivre ». 

Si sa campagne avec Chelsea s’est achevée par un sacre en Premier League et en Ligue des Champions, le début de l’Euro n’a pas été si simple. En effet, l’unique buteur en finale de l’Euro 2008 face à l’Allemagne a passé plus de temps sur le banc que sur le terrain lors du Championnat d’Europe des Nations. Mais El Niño a profité des moments passés sur la pelouse pour inscrire trois buts et donner deux passes décisives.

Saison difficile en somme, mais qui s’achève par deux titres en club, une énième Coupe d’Europe avec l’Espagne et un titre personnel qu’est le Soulier d’Or. Une fin en beauté.

L’Espagne, sur le toit de l’Europe

En remportant le Championnat d’Europe des Nations 2012, l’Espagne entre dans l’histoire. La Furia Roja est la première sélection à réaliser le triplé Euro – Mondial – Euro, après 2008 et 2010.

Et un, et deux, et trois zéro ! Le slogan qui a fait le bonheur des Français en 1998 est aujourd’hui d’actualité en Espagne ! Après l’Euro 2008 et la Coupe du Monde 2010, la Selección a raflé hier soir le Championnat d’Europe des Nations 2012 en humiliant l’Italie en finale (4-0). Sans réellement briller durant toute la compétition, la Furia Roja a fait une démonstration de football il y a quelques heures. Démonstration qui s’est achevée par des buts inscrits par David Silva (14e), Jordi Alba (42e), Fernando Torres (84e) et Juan Mata (87e).

Menés par un très grand Iker Casillas (le capitaine a été l’auteur d’une excellente rencontre et d’une compétition impeccable), les Espagnols restent sur le toit du monde. Leur chanson de la compétition, interprétée par El Cali, Dandee et David Bisbal le prédisaient déjà : No hay dos sin tres (ndlt: Jamais deux sans trois).

Fernando Torres se rappelle de 2006

Samedi soir, la Sélection Espagnole affronte l’Équipe de France pour une place en demi-finale de l’Euro 2012.

Bien que les Ibériques partent largement favoris avant cette rencontre, la Furia Roja n’a jamais battu les Bleus en compétition officielle. Fernando Torres compte bien mettre fin à cette statistique. « C’est toujours un bon moment pour rompre ce maléfice. La Sélection Espagnole n’a jamais battu la France en compétition officielle, mais cette sélecton est habituée à battre des records et à briser des pronostiques. Espérons que nous pourrons y arriver samedi.

Par ailleurs, ces mêmes Bleus ont éliminé les Espagnols lors de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne. El Niño se rappelle. « La France nous a donné une leçon ce soir là qui nous a aidé à grandir. Il est vrai que très peu de joueurs qui ont joué le match en 2006 sont encore présents dans l’une et l’autre sélection. Mais espérons cette fois-ci que notre expérience fasse pencher la balance en faveur de l’Espagne ».

Del Bosque et la question de l’attaquant de pointe face à l’Irlande

Le sélectionneur de la Roja, Vicente Del Bosque, n’a pas donné beaucoup d’indices quant à la composition de son onze de départ face à l’Irlande (ce soir, 20h45). Pourtant, l’option d’un attaquant de pointe devient presque une évidence.

Qui de Fernando Llorente, Alvaro Negredo ou Fernando Torres pour occuper, seul, le front de l’attaque de l’Espagne ? Lors du premier match du groupe C de l’Euro 2012, face à l’Italie (1-1), Vincente Del Bosque, le technicien ibérique, avait laissé les trois sur le banc ! Surprenant quant on connait la qualité des trois joueurs. Un choix qui ne s’est pas avéré payant tant la sélection espagnole a paru empruntée devant une défense de la Squadra Azzurra bien regroupée.  Pour la presse espagnole, même constat, alors que du côté des supporters, pas moins de 75% souhaitent voir Fernando Torres aligné d’entrée.

En conférence de presse d’avant-match, Del Bosque n’a pas hésité à répondre aux remarques évoquant l’entrée en jeu délicate de l’attaquant de Chelsea contre les Italiens : « Franchement, je suis plus préoccupé par les 10 joueurs, gardiens inclus, qui n’ont pas joué une seule minute. Torres, lui, a la chance d’avoir pu participer durant vingt minutes au match quand il y en a d’autres qui n’ont pas pu. Mais oui, je parle avec Torres » a déclaré, un brin agacé, l’ancien coach du Real Madrid. Ce dernier a-t-il laissé passer sa chance ?

Dans la traditionnelle opposition entre titulaires et remplaçants lors du dernier entraînement, le sélectionneur espagnol a aligné Torres et Negredo, dans l’équipe titulaire. Les deux joueurs ont marqué. Mention spéciale cependant au Sévillan, qui s’est permis un joli retourné victorieux. Et quand pense Fernando Llorente .

L’Espagne avec Fabregas en pointe

Pour affronter l’Italie ce dimanche à Gdansk dans un match comptant pour le groupe C de l’Euro 2012, Vicente Del Bosque a décidé de titulariser le joueur du Barça Cesc Fabregas en attaque.

A ses côtés, le sélectionneur ibérique fait confiance à Andres Iniesta et David Silva dans un 4-3-3 où Fernando Torres débutera lui sur le banc de touche, comme Juan Mata et Fernando Llorente. Pas de surprise en défense avec notamment Sergio Ramos et Gerard Piqué dans l’axe. Xavi, Busquets et Xavi Alonso seront présents dans l’entrejeu.

Le onze de départ: Casillas – Arbeloa, Piqué, Sergio Ramos, Alba – Xavi, Busquets, Xavi Alonso – Silva, Fabregas, Iniesta.

Pour Del Bosque, Torres est important pour l’Espagne

En l’absence de David Villa, le poids de l’attaque espagnole sera confié à Fernando Torres. L’attaquant de Chelsea buteur contre la Corée du Sud (4-1) est en tout cas attendu par son sélectionneur. Celui-ci lui a fait confiance malgré la saison énorme de Roberto Soldado : « Nous sommes très contents de son match contre la Corée du Sud. Fernando doit marquer et apporter de la vitesse, car l’équipe en a besoin. Il est dans une période d’euphorie et très heureux de faire parti du groupe. Nous devons profiter de cette motivation supplémentaire qu’il apporte. »

Del Bosque explique le choix de Negredo

Vicente Del Bosque a livré sa liste des 23 pour l’Euro. Une liste dans laquelle ne figure pas Roberto Soldado remplacé par Alvaro Negredo. Un choix que le sélectionneur explique. Selon lui, il fallait un joueur capable de jouer en pivot. Tout le contrait du registre du Valencian, vif et souvent à la limite du hors jeu : « Ce sont deux joueurs extraordinaires, différents : Soldado joue à la limite du hors-jeu, ce qui est aussi le profil de (Fernando) Torres (Chelsea), tandis que Negredo et (Fernando) Llorente (Athletic Bilbao) apportent eux d’autres chose. »

Fernando Torres pense avoir sa place à l’Euro

Fernando Torres fait partie de la sélection espagnole pour l’Euro 2012. Un choix qui étonne en Espagne tant Soldado était placé comme le favori pour palier l’absence de David Villa. Mais lui pense mériter sa sélection : « Si je suis là, c’est parce que le coach pense que je peux apporter des choses et je dois lui rendre cette confiance. Nous sommes là car nous le méritons. Cette saison aurait pu être vraiment mauvaise, mais j’ai gagné la Cup et la Ligue des Champions. »

Torres a vécu « les pires moments de sa carrière »

Pré-sélectionné avec la Roja, Fernando Torres n’aura pas vécu une saison prolifique. Même s’il semble peu à peu retrouver un niveau convenable, l’Espagnol a vécu des moment très difficiles. Même les plus compliqués de sa carrière. C’est en tout ce qu’il a confié dans un entretien accordé à AS : « Cette saison, j’ai senti des choses que je n’avais jamais senti. J’ai senti qu’on m’a traité d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas, pas de la manière dont on m’a parlé quand on m’a recruté. Nous avons eu plusieurs conversations et nous parlerons encore pour voir ce qu’on fera. Car je ne veux pas revivre ce que j’ai vécu, je ne suis pas à l’aise. Une victoire comme celle de Munich compense le tout, mais je veux savoir ce qui va arriver. Le football a été juste avec nous, avec moi. Mais j’ai passé de très mauvais moments. Les pires de ma carrière. Et je ne veux pas les revivre. »